BTP Côte d’Ivoire – Selon une étude de Wärtsilä, la Côte d’Ivoire aura besoin d’1GW d’électricité flexible supplémentaire pour réussir son plan de transition énergétique

BATIRICI | Communiqué de presse Wärtsilä | 20.05.2021

BRIEFING PRESSE

Abidjan, Côte d’Ivoire, 17 mai 2021

Selon une étude de Wärtsilä, la Côte d’Ivoire aura besoin d’1GW d’électricité flexible supplémentaire pour réussir son plan de transition énergétique

Une étude interne de Wärtsilä permettant de modéliser les scénarii de développement optimaux du secteur énergétique ivoirien, apporte un éclairage nouveau sur la stratégie gouvernementale visant à porter la part du renouvelable à 16% du mix électrique du pays d’ici 2030. Selon Wärtsilä, cet objectif ambitieux est non seulement possible, mais il serait même optimal d’un point de vue coût-système et stabilité du réseau, à la condition sine qua non que le pays se dote d’1GW de capacité thermique flexible pour contrebalancer l’intermittence du renouvelable.

La demande d’énergie en Côte d’Ivoire, qui reste l’un des pays au potentiel de croissance les plus prometteurs d’Afrique, est en plein essor. Pour y répondre, le gouvernement ivoirien prévoit de presque tripler sa puissance électrique installée pour atteindre 6 000 MW en 2030. L’objectif fixé est de garantir un approvisionnement énergétique suffisant, mais aussi et surtout fiable et bon marché, sur l’ensemble du territoire national.

En particulier, le gouvernement ivoirien vise à décarboner son mix énergétique en portant la part des énergies renouvelables, principalement l’énergie solaire, à 16% de son mix global d’ici 2030, soit presque 1GW. Une ambition affichée qui ne va pas sans poser certaines questions, sachant que le pays ne compte jusqu’à présent que sur les turbines à gaz et l’hydroélectricité pour sa production électrique.

Selon Wärtsilä, qui s’appuie sur une expérience de 74 GW de puissance installée dans 180 pays à travers le monde, le mix énergétique tel qu’il est en train de se dessiner en Côte d’Ivoire manque de flexibilité, ce qui posera des problèmes de performance du réseau à mesure qu’on y intègrera une production croissante d’énergie renouvelable, qui a besoin d’être confortée par une composante pilotable.

Limites du modèle de développement énergétique engagé

Les énergies renouvelables fournissent une électricité bon marché qui doit être maximisée autant que possible. Cependant, elles sont intrinsèquement intermittentes, sans compter que la demande d’électricité varie également selon les moments.

Le fond du problème est simple. L’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le réseau nécessite le développement d’une capacité de base très flexible d’environ 1GW, qui viendra compléter la contribution parfois aléatoire de l’hydroélectricité, très dépendante du niveau des précipitations ; le tout permettant de compenser efficacement l’intermittence des futures capacités d’énergie solaire, éolienne et de biomasse, et de fiabiliser le réseau.

Pour tirer le meilleur parti des ressources énergétiques disponibles, les experts de Wärtsilä estiment que la situation idéale en 2030 consisterait en un mix de centrales électriques ultra-flexibles à base de moteurs à combustion interne, de grandes centrales photovoltaïques, ainsi que de solutions de stockage. « C’est la seule stratégie valable en termes de stabilité du réseau et d’efficience des capacités de production. Le suivi de la charge, la réserve de démarrage rapide et la régulation de la fréquence sont nécessaires pour maintenir un réseau stable. Pour ce faire, le gouvernement peut compter sur la flexibilité que […]