BTP CÔTE D’IVOIRE :Lutte contre la contrefaçon : la 3ᵉ Journée des Bâtisseurs appelle à une régulation renforcée
BATIRICI [Adonis N’Guessan]
Abidjan, 17 février – La 3ᵉ édition de la Journée des Bâtisseurs, organisée par BICOM, s’est tenue mardi à l’Hôtel Ivoire à Abidjan, autour du thème de l’impact de la contrefaçon dans le secteur du bâtiment. La rencontre a réuni professionnels, industriels et représentants d’institutions publiques, mettant en lumière un enjeu crucial : la qualité des matériaux et la sécurité des infrastructures.
M. Koné Ismaël, responsable de BICOM, a ouvert le débat en rappelant que la croissance du secteur ne doit pas masquer les risques liés aux matériaux de qualité douteuse. Selon lui, la circulation de produits contrefaits, notamment du fer à béton, expose directement les constructions et leurs utilisateurs à de graves dangers. Il a plaidé pour un renforcement des mécanismes de contrôle, la mise en place de normes strictes et un suivi rigoureux des circuits de distribution.
Trois panélistes ont ensuite pris la parole, livrant un échange de partage enrichissant. Cissé Abdoulaye, membre de la cellule de prévention et d’investigation du Comité National de Lutte contre la Contrefaçon (CNLC), a insisté sur les effets économiques et sécuritaires de la contrefaçon. Pour lui, la sensibilisation des opérateurs et du public est primordiale, mais des mesures répressives – saisies, sanctions pénales et amendes – sont nécessaires lorsque la prévention échoue. Il a alerté sur le financement potentiel de réseaux criminels par les revenus issus de produits contrefaits.
Mme Guitsiemouga Camélia Dalia Tstitsi, Directrice générale adjointe de LTE (Lamine Traoré Entreprise), a mis en avant l’engagement du secteur privé dans la lutte contre la contrefaçon. Son entreprise privilégie des matériaux traçables et certifiés, vérifie QR codes et numéros de série, et propose même des facilités de paiement pour rendre les équipements de qualité accessibles.
« Le moins cher coûte cher », a-t-elle rappelé, soulignant les répercussions financières et réputationnelles à long terme des produits contrefaits.
Le panel a également abordé les conséquences sur l’industrie locale et la compétitivité. Les intervenants ont souligné qu’ignorer le phénomène fragilise les producteurs nationaux et ralentit le développement d’un secteur durable et sécurisé.
Les organisateurs ont annoncé la tenue prochaine d’un Salon de l’Architecte d’Intérieur, les 28 et 29 mars à l’Hôtel Ivoire, pour valoriser les compétences locales et promouvoir des standards de qualité garantissant des infrastructures durables.













































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































