Métro d’Abidjan : Keolis s’allie à l’école pour former ses agents

Métro d’Abidjan : Keolis Côte d’Ivoire signe avec l’Éducation nationale une convention de 5 ans pour former les futurs agents de la ligne 1.

 

Keolis Côte d’Ivoire, futur exploitant de la ligne 1 du métro d’Abidjan, a signé une convention de partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique. Prévu pour cinq ans renouvelables, l’accord doit préparer les compétences nécessaires à l’exploitation et à la maintenance du métro.

 

Un accord de cinq ans renouvelables

Annoncée le 27 octobre 2026 et signée dans les locaux du ministère, la convention réunit l’opérateur et le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET). Elle porte sur l’exploitation et la maintenance de la ligne 1, que Keolis Côte d’Ivoire aura la charge de faire fonctionner. L’AIP présente l’accord comme un partenariat conclu par le ministre N’Guessan Koffi pour former les jeunes aux métiers du transport.

 

Trois axes de coopération

Le texte s’organise autour de trois priorités :

 

le développement des compétences, en lien avec les filières de l’enseignement technique ;

la sensibilisation des élèves aux enjeux de la mobilité urbaine et du ferroviaire ;

l’accès aux stages et aux opportunités d’emploi chez l’exploitant.

Un pilotage conjoint et semestriel

Les actions seront définies conjointement par les deux parties et suivies par un comité dédié, qui rendra compte tous les six mois. Pour le directeur général de Keolis Côte d’Ivoire, Paulin Murhula, la démarche va au-delà des seules embauches de l’entreprise : « Notre engagement dépasse nos seuls besoins de recrutement », a-t-il déclaré, selon Koaci.

 

La ligne 1 entre dans sa phase d’exploitation

Keolis fait partie, avec Bouygues TP, Colas Rail et Alstom, des groupes mobilisés sur la ligne 1 du métro, qui doit relier le nord et le sud de l’agglomération. Le chantier a fait l’actualité ces dernières semaines : le ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié Yacouba, a reçu le 22 octobre l’assistant à maîtrise d’ouvrage SETEC pour faire le point sur le respect des échéances.

 

Cette convention montre que le projet entre dans une nouvelle phase. Après le génie civil, il faut préparer les conducteurs, agents de station et techniciens de maintenance (voie, signalisation, énergie, matériel roulant) dont l’exploitation aura besoin. Les effectifs à recruter et le calendrier des formations n’ont pas été rendus publics.

 

Chiffres clés

5 ans renouvelables : durée de la convention

3 axes : compétences, sensibilisation, stages et emploi

Un comité de suivi qui rend compte chaque semestre

Ce qu’il faut retenir

La maintenance ferroviaire est un métier nouveau en Côte d’Ivoire. En s’appuyant sur l’enseignement technique, l’exploitant cherche à constituer un vivier local de techniciens. Cela pourrait profiter, à terme, aux autres projets de transport de masse annoncés (BRT, extensions du métro). Pour les centres de formation et les entreprises de maintenance industrielle, le ferroviaire devient un débouché à anticiper.